
C’est ma 4e rentrée comme accompagnant d’enfants en situation de handicap et je me (re)mets à rêver de projets, d’échanges de pratiques avec mes collègues AESH et même, pourquoi pas, de collaboration avec certains enseignants.
En attendant que tout cela se concrétise un jour (peut-être), j’ai eu envie d’imaginer ce que pourrait être une rentrée idéale pour moi. La rentrée rêvée...
Ça commencerait par un pot de bienvenue entre la direction, les parents, les enfants en situation de handicap, les professeurs et les AESH. Autour d’un verre et d’une gourmandise, de manière très informelle, on prendrait le temps de faire connaissance, d’échanger sur différents sujets scolaires et autres. C’est important de se rencontrer, de se parler avant de travailler ensemble.
La plupart du temps, tu rencontres l’élève que tu vas accompagner une fois arrivé en classe lorsque tu viens t’asseoir à côté de lui. Et pour les parents, sauf cas exceptionnel, il te faut attendre parfois plusieurs mois jusqu’à la première réunion d’équipe de suivi de scolarité (ESS) pour te présenter à eux. C’est très bizarre comme situation.Bref...
Suivrait une réunion AESH/Enseignant(e)s volontaires afin de préparer au mieux l’accompagnement des enfants en situation de handicap sur l’année scolaire. En d’autres termes, comment allons-nous travailler ensemble toute cette année ?
On prévoirait une période d’observation pour mieux cerner les besoins des élèves accompagnés, puis viendrait la mise en place d’aménagements, d’adaptations que nous testerions et ajusterions ensemble, le professeur étant, bien sûr, celui qui décide.
L'enseignant irait (dans la version exquise de mon rêve) jusqu’à fixer des objectifs d’apprentissages qui, là aussi, seraient ajustés au fur et à mesure de l’évolution de l’enfant.
Nous parlerions aussi des évaluations. Quels aménagements, quel positionnement de l’AESH pendant un contrôle ?
Un enseignant particulièrement bienveillant me dirait : « Marcel, je ne te cache pas qu’avec 12 classes de 30 élèves et 15 enfants en situation de handicap dans mes effectifs, il est possible que je ne sois pas très réactif à certains moments ni même assidu et que tu te sentes un peu seul durant l'année... » Ce à quoi je répondais très gentiment : « Ne t'inquiètes pas, tout ce que tu me donneras je prendrai avec plaisir. Pour le reste sache que je me sens de toute façon souvent seul.... »
Tout au long de l’année scolaire, durant les *heures creuses des AESH, la direction du collège proposerait aux accompagnants volontaires des temps d’échange et de partage que nous mettrions à profit pour améliorer l’aide apportée aux élèves en situation de handicap.
(*) heures creuses: des heures ou l'AESH n'a pas d’élèves à accompagner.
J'ai beaucoup d'imagination et je rêve parfois un peu trop.
C'est très agréable...
Après le rêve, je fais le vœu qu’il se réalise avant mon départ pour une autre vie….
Et pour aller dans ce sens voici quelques documents qui ne demandent qu'à être testés, améliorés et peut-être adoptés par quelques collègues... aventureux.
Fiche 1: Évaluer les besoins de l'élève