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L'Abécédaire, lettre E

                        

Enfant                         Enseignante, enseignant (MàJ 22/06)         Entité

 

 

Enfant (en danger)

Un accompagnant d'enfant en situation de handicap peut être amené à signaler des faits qui relèvent de la protection de l'enfant.

Il s’agit d’une obligation.

« Tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en aviser sans délai le Procureur de la République et de lui transmettre tous les renseignements qui y sont relatifs ». (Article 40 du Code pénal).

 

Si un enfant vous semble en danger (voir définition ci-dessous), ne pas hésiter à en parler à l'enseignant voire à la direction du collège pour le second degré.

Cependant sachez que vous êtes en droit d'engager directement une  démarche (information préoccupante IP ou signalement) auprès de la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes (CRIP) de votre département et du service social en faveur des élèves (SSFE).

 

 Guide de l'information préoccupante et du signalement

 

 

 

Enseignante, enseignant

 

J’ai le sentiment que, dans l’ensemble, les enseignantes et enseignants ne sont pas mécontents d’avoir un AESH dans leur classe pour s’occuper des élèves à besoins particuliers.

La majorité savent se montrer avenants et disponibles.

Certes, il y a quelques profs que notre présence peut agacer et celle de l'enfant que nous accompagnons également. Néanmoins, rappelons que les professeurs, pour la plupart, n’ont suivi aucune formation sur le handicap et qu'avec une classe de 30 élèves et un programme scolaire très dense, ils ont d'autres préoccupations et problèmes à gérer.

Quoiqu'il en soit l'accompagnant a tout intérêt à « caresser le prof dans le sens du poil » même (surtout) quand celui-ci est un peu « rugueux » ou indifférent.

Se montrer patient, respectueux et compréhensif, ne peut que favoriser la coopération.

Et ça c’est bon pour ton élève (et pour toi aussi).

J’ai fait l’expérience de la rugosité d’un professeur qui, au début de notre rencontre, me parlait comme à un élève  sur un ton assez directif: « assieds-toi » , « découpe ces photocopies », « copie le texte pour ton élève », c’était curieux. Elle criait aussi beaucoup après les élèves et semblait toujours en colère.

J’ai alors compris que ce n’était pas après moi qu’elle en avait mais plutôt après elle-même.

Ma réaction a été d’être encore plus aimable avec elle, plus disponible, plus à son écoute. Tellement qu’au bout de deux semaines, elle avait changé de comportement, se mettant à sourire et à me parler de l’élève que j’accompagnais sur un ton cordial.

Comme quoi, l’adage dit vrai « La douceur vaut mieux que la rigueur ».

 

Entité

L'ambiance de la classe influence notre travail d'accompagnant(voir lettre "A") le rendant plus agréable, plus facile ou, au contraire, plus compliqué voire fatiguant.

Il faut dire que le groupe classe est souvent considéré par les professeurs comme un groupe indissociable ce qui, à mon sens, lui donne encore plus de poids et d'importance. Il n'est pas rare d'entendre l'enseignant s'écrier "vous n'écoutez rien !" ou encore "vous vous en foutez !".

Observateur privilégié de la vie de la classe, j'aurai envie de dire aux professeurs :

"je vous assure qu'ils ne sont pas si nombreux les élèves qui chahutent. Pourquoi leur donner tant d'importance (et de force) alors que celles et ceux qui travaillent sont quatre fois  ou cinq fois plus nombreux ?"

C'est un peu le principe de la peine collective qui, malheureusement, est encore très répandue à l'école. Dommage...

 

Allez pour dédramatiser, voici un court poème inspiré de la classe:

 

La classe respire

Elle remue

Elle s'exprime

Elle s'anime

Elle parle tout haut

Mais aussi tout bas

On lui dit "Bravo!"

Ou alors "tais-toi !"

 

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