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L'Abécédaire, lettre P

 

   Pardonner              Petit personnel                Planter (se)              Préjugés            Pygmalion mise à jour 19/05

 

Pardonner (mise à jour le 10/05)

 

"Cet enfant m'a manqué de respect",

cette phrase vous l'avez surement déjà prononcé en votre for intérieur ou peut-être même à voix haute dans une discussion entre collègues.

Nous les accompagnants pouvons être exposés à ce genre de situation ou l'élève que nous aidons nous manque de respect. À ce moment-là, dans notre esprit, notre autorité est mise à mal et notre fierté en prend un coup. Nous pouvons aussi ressentir un sentiment d'injustice "je suis là pour t'aider et toi tu me traites comme si j'étais ton ennemi..."

Nous ne sommes pas toujours en capacité de prendre la mesure de ce que nous sommes en train de vivre sur le moment et nous oublions alors que cette violence ne s'adresse pas à nous directement.

En vérité, cette violence s'adresse à ce que nous représentons pour l'enfant, celui qui fixe la limite, celui qui frustre, celui qui empêche, celui qui oblige, celui qui exige mais aussi celui qui sait combien c'est dur d'être différent et celui qui pardonne.

Nous ne sommes pas le prof, pas le parent, pas l'ami mais un peu tout cela à la fois avec des nuances d'autorité que l'enfant est le seul à connaitre et qui varient au grès des situations.

Après s'être fait malmener par cet élève nous pouvons être choqué, désappointé, excédé, révolté, apeuré mais si nous revenons le lendemain pour continuer à accompagner cet enfant, nous ne devons pas apporter avec nous de la rancœur et du ressentiment.

Sinon il vaut mieux ne pas revenir et demander à changer d'élève. La rancune ne peut pas avoir sa place dans une relation entre un accompagnant et un élève.

Pour ma part, je ne laisse jamais passer un manque de respect, j'en parle au plus tôt - dès que le calme est revenu - avec l'enfant, pour que les choses soient bien claires entre nous.

Je ne suis pas content et je veux qu'il le sache.

Avec calme et fermeté, je dis ce que j'ai ressenti et je rappelle ce que j'attends de l'enfant.

Souvent, et il faut s'en rappeler, il y a des circonstances atténuantes du fait du profil de l'élève. Mais pour autant l'impolitesse, le manque de respect, la violence ne peuvent pas être un mode de communication et d'échange entre nous.

Personne ne doit supporter la violence sans réagir. Le fait est d'apprendre à ne pas l'utiliser à notre tour car rien ne peut légitimer la violence.

En principe l'enfant s'excuse et moi je pardonne vraiment, sincèrement.

Pardonner pour avancer, pardonner pour se libérer...

 

Petit personnel

C'est bien de connaitre sa place dans la maison que l'on "occupe", et dans la grande maison "Education Nationale" l'AESH fait indéniablement partie du "petit personnel".

Corvéable à souhait, nous sommes, de fait, des personnels fragiles de par notre statut même si le CDI a fait son entrée depuis quelques années (sous conditions) dans les perspectives de carrière de l'accompagnant.

Nous faisons officiellement partie de l'équipe éducative formée autour de l'enfant mais dans les faits, les témoignages ne manquent pas (surtout dans le second degrés) pour contredire les textes.

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet mais surtout ne perdons pas de vue qui nous sommes, juste pour nous éviter quelques désillusions et autres mauvais coups.

Bon, ça peut ne pas suffire,

mais ne dit-on pas qu'"un(e) AESH averti(e) en vaut deux ?"

 

 Planter (se)

Les enfants n’aiment guère se tromper (les adultes non plus d’ailleurs).

Certains élèves ont une fâcheuse tendance à se dévaloriser quand ils commettent une erreur, et c'est encore plus vrai pour les enfants accompagnés.

J’aime alors leur répéter cette phrase que nous devons à Michèle Guez :

« Quand je me plante, je pousse ! »

 

 

Préjugés

Le premier jour d'accompagnement, tu entres dans la classe et tu ne sais même pas qui est l’élève que tu es sensé accompagner, tu ne connais rien de lui sauf son nom et quelques détails concernant son handicap, seulement si tu as pris soin de lire les documents dans le classeur posé en salle des profs.

Lire ces fiches avant de rencontrer l’élève, c’est, à mon avis, une grosse bêtise. On ne peut pas connaître un enfant avec une « carte d’identité » sur son handicap.

Tout au plus on va se faire des idées qui vont s’avérer, la plupart du temps, complètement fausses.

Et oui, lorsqu’il s’agit du handicap, on a tendance à exagérer… . Préjugés quand tu nous tiens… .

 

Pygmalion (l'effet)


L’effet Pygmalion

Jacquot Barivelo et Vladimir Daupiard

Synonymes : - effet oedipien de la prédiction - effet de l'anticipation de l'expérimentateur - prophétie qui s'exauce (self-fulfilling prophecy) - effet Rosenthal

En pédagogie, l’effet Pygmalion consiste à effectuer des hypothèses sur le devenir scolaire d'un élève et les voir effectivement se réaliser.

Pygmalion était un roi légendaire de la mythologie grecque. Il était roi de Chypre. Sculpteur à ses heures, il tailla dans la pierre la statue d’une femme superbe et (télécharger le PDF pour lire la suite)

 

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